Editoriaux remarquables glanés sur le Net

LES SEULS HOMMES SAINS DU FUTUR 
SERONT LES ENFANTS ACTUELS NON VACCINÉS

Le refus d’un nombre significatif de parents de vacciner leurs enfants a créé une population considérable, qui se chiffre en millions à travers le monde, et a soulevé un nombre important de questions de santé publique, parmi lesquelles celle de savoir pourquoi nous continuons à vacciner tout court.

Imaginez que l'on prouve que les enfants non vaccinés sont tout naturellement moins malades que les enfants vaccinés ! Ce serait une véritable catastrophe pour les autorités de santé dans le monde entier. Et justement, les preuves existent !

Feu le Dr Buchwald (Allemagne) a déclaré « La raison pour laquelle les vaccinations sont promues avec une telle intensité, est d’empêcher le public de réaliser que les vaccins ne protègent pas et ce, également dans le cas d’une épidémie, puisque les vaccinés sont dans ce cas-là aussi plus à risque d’infection que les non vaccinés. La vérité peut rester cachée tant que le statut vaccinal des gens demeure inconnu et si tout le monde est vacciné, puisqu’alors toute comparaison avec des gens non vaccinés devient impossible. Là est donc la véritable raison à cette fuite en avant implacable, qui consiste à vacciner le plus d’enfants possible. »

Il a conclu : « Avec les vaccinations, nous sommes en train de détruire lentement mais sûrement la santé et l’intelligence de nos générations futures… La vaccination constitue une maltraitance d’enfants et un crime comme l’humanité. »

Le Dr Frank Noonan, un médecin de famille du comté de Lancaster, qui a traité des milliers d’Amish depuis un quart de siècle, affirme « Je n’ai pas vu d’autisme chez les Amish ».

Les statistiques disent la vérité... elles

Si au lieu de croire naïvement ce qu’on vous raconte, vous preniez le mal de vous intéresser par vous-même aux graphiques historiques sur les deux siècles passés et des vraies données statistiques officielles (la littérature est abondante en français et en anglais !), vous découvririez que l’on vous ment, que les vaccins n’ont jamais prévenu la moindre maladie et qu’ils ne sont en aucune manière responsables de l’augmentation de l’espérance de vie ni de la survie aux maladies dans les pays développés de l’Ouest. En Amérique du Nord, en Europe et dans le Pacifique Sud, la plupart des déclins de maladies infectieuses susceptibles de mettre la vie en jeu, sont survenus historiquement bien avant la mise en œuvre des vaccinations spécifiques.

Asthme, rhume des foins et neurodermatite...

Une récente étude allemande qui a porté sur 17 461 enfants entre 0 et 17 ans (Etude KIGGS), a montré que 4,7% de ces enfants souffrent d’asthme, 10,7% de ces enfants souffrent de rhume des foins et 13,2% de neurodermatite. Ces chiffres diffèrent dans les pays occidentaux : par exemple la prévalence de l’asthme chez les enfants américains est de 6% alors qu’elle est de 14 à 16% en Australie (Australia’s Health 2004, AIHW). La prévalence de l’asthme chez les enfants non vaccinés dans cette étude est de 0,2%, celle du rhume des foins de 1,5% et celle de la neurodermatite de 2%.

L’étude KIGGS a aussi montré que 12,8% des enfants allemands avaient de l’herpès, alors que chez les enfants non vaccinés, l’herpès est vraiment rare (moins de 0,5%). Chez les jeunes enfants de moins de 3 ans, les verrues sont très rares. Après 3 ans d’âge, cependant, la prévalence augmente. Entre 4 et 6 ans, 5 à 10% des enfants ont des verrues et dans le groupe des 16-18 ans, 15 à 20% présentent des verrues. Seuls 3% des enfants non vaccinés dans cette étude présentaient des verrues.

Conclusion

Les enfants non vaccinés ont 5 fois moins de risque de souffrir d’asthme que les enfants vaccinés, 2,5 fois moins de risque d’avoir des problèmes de peau et 8 fois moins de risque d’êtres hyperactifs.

Nous pouvons déduire des chiffres ci-dessus que les enfants non vaccinés d’aujourd’hui feront bientôt partie des populations jouissant de la meilleure santé au monde. Ils pourront alors dire :

« Merci maman, merci papa 
et merci aussi à chaque chercheur et journaliste 
qui aura fait voir le vrai visage des vaccins. »

 

 

 

 

 

 
 ET LES INDIGNÉS
 UN MOUVEMENT MONDIAL DE PRISE DE CONSCIENCE

Le mouvement des indignés, dit "mouvement Occupy", se répand dans le monde comme une traînée de poudre et a provoqué un changement radical dans notre manière de percevoir la politique. Aujourd'hui, le monde se demande comment le mouvement peut gagner.

De New York à Londres, les politiciens et la police ont été achetés pour protéger les intérêts des entreprises. Ils expulsent de force des manifestants pacifiques hors de lieux publics et discréditent le mouvement dans les médias en parlant de "hippies" et de "criminels violents" qui n'auraient aucune revendication claire. Il n'est pas difficile de comprendre leur nervosité: les indignés ont déclenché une bataille d'idées vitale, et l'élite corrompue qui représente 1% du monde pourrait bien tout perdre.

Le moment est décisif! Aidons le mouvement à gagner en finançant un vaste sondage mondial dans des dizaines de pays qui montrera clairement qu'il ne s'agit pas d'un mouvement marginal qui peut être écrasé, mais d'un projet politique bénéficiant d'un large soutien populaire.

Ce sondage va suralimenter le mouvement et offrir à la fois une vision unitaire et la légitimité fondée sur la masse des citoyens dont il a besoin pour affronter et faire tomber le système qui nourrit les 1%. Le besoin est urgent -- si nous sommes 10 000 à faire un petit don maintenant, nous aurons assez pour réaliser ce sondage la semaine prochaine et passer à la vitesse supérieure dans ce combat:

https://secure.avaaz.org/fr/fund_the_99_poll/?vl

Cela fait déjà trois ans que la crise financière a mis en évidence la cupidité et l'imprudence qui guident notre système financier et détruisent nos économies. Nous perdons nos emplois, nos logements, nos allocations, et pourtant nos politiciens continuent de dépenser l'argent public pour maintenir les grandes banques à flot et leur permettre de spéculer et distribuer des bonus faramineux. Jour après jour, les 1% s'en sortent bien, grâce à d'immenses dépenses de lobbying, des réseaux de copinage avec des politiciens en poste ou d'anciens responsables politiques, et grâce aux médias qu'ils utilisent pour diffuser des menaces et entretenir la peur.


2030 : l'agonie de nos sociétés ?

L'homme est un prédateur qui ne sait pas s'arrêter. Même si nous ne pouvons prédire des événements futurs précis, il est tout à fait possible d'identifier les tendances et les développements à venir susceptibles d'avoir un impact important sur notre futur. Seul le futur est malléable.
En 2030, malgré toutes les études concernant les changements climatiques, les scénarii de l'Agence internationale de l'énergie du Conseil mondial de l'énergie prévoient que les énergies fossiles continueront à dominer le bilan énergétique. La part des énergies renouvelables ne dépassera pas les 10%. On prévoit un retour du charbon et du nucléaire ! Malgré ses inconvénients, il continuera à faire partie des bilans énergétiques de beaucoup de pays industrialisés, malgré, en définitive, « la fausse émotion après Fukushima ». La pression sur les sources d'énergie sera encore plus forte qu'aujourd'hui. Le pétrole restera l'énergie la plus demandée et représentera comme aujourd'hui 35% de la consommation totale d'énergie. Celle du charbon croîtra dans des pays émergents comme l'Inde ou la Chine, qui utilisent ce minerai. La hausse des températures et la baisse de la pluviométrie concerneront surtout les régions arides et semi-arides comme le Moyen-Orient, la Corne de l'Afrique, l'Afrique du Nord, le sud de l'Afrique, le nord-ouest de la Chine et l'Asie centrale.

Six facteurs majeurs de changement façonneront le monde en 2030 : il y a d'abord l'explosion de la démographie mondiale et les modifications de démographies sociétales. Les changements climatiques et environnementaux, la crise énergétique à venir, la globalisation croissante, l'accélération du développement exponentiel de la technologie.

Le drame est que rien ne semble arrêter la course mortelle à la croissance sans laquelle nos brillants économistes sont incapables d'échafauder la moindre perspective d'évolution vers un autre modèle économique. Les tensions de tous ordres et le désordre économique et social apparaîtront sans doute bien avant, avec la disponibilité décroissante du pétrole que nous ne parviendrons pas à compenser en temps voulu par les autres sources d'énergies. Même en misant tout sur une substitution du pétrole par le charbon et ses dérivés liquides, même en ayant recours massivement au nucléaire avec tous les inconvénients créés par ces deux sources d'énergies, elles seront très insuffisantes pour compenser le déficit d'énergie laissé par le pétrole. Ne parlons pas des énergies dites renouvelables qui plafonneront autour de 10%, dans le meilleur des cas, d'ici à 2030. Nous n'aurons ni le temps ni les moyens financiers pour réussir une mutation nécessaire des infrastructures, le tout dans un climat de crise financière et de récession économique engendrée par le coût croissant et la réduction physique de l'énergie disponible. Et ceci sans compter avec la facture à payer des désordres écologiques et climatiques qui en résultera. Facture qui sera soldée en premier par les variables d'ajustement que sont les peuples harassés du Sud qui auront à combattre l'errance climatique et la faim.

 
 
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Bagnolet, le 26 octobre 2011

COMMUNIQUE DE PRESSE

Le gouvernement prépare le grand bond en arrière des paysans !

 

La proposition de loi qui sera examiné le 09 novembre par la Commission Économique de l’Assemblée Nationale fait suite au vote des sénateurs du 13 Juillet. Une majorité de sénateurs a suivi la demande de l'industrie des semences pour l’octroi de taxes prélevées sur les semences de ferme, issues du produit de la récolte des paysans. Si les députés confirmaient le vote du Sénat, les paysans connaîtraient une régression sans précédent de leur droit le plus fondamental : celui de ressemer librement sa propre récolte.

 

Aussi la Confédération paysanne en appelle-t-elle à la mobilisation générale des paysans et de tous ceux attachés à l’exercice d’une agriculture libre et indépendante.

 

La Confédération paysanne en appelle au sursaut des députés attachés à faire respecter et à protéger les paysans.

 

Madame, Monsieur le Député, soit vous confirmez le vote des sénateurs et servez ainsi les intérêts des multinationales semencières par l’instauration d’un droit privé, soit vous corrigez la loi pour défendre les droits collectifs paysans, parmi lesquels le droit de ressemer sa propre récolte est l’un des plus emblématiques. Le droit ancestral des paysan(ne)s de ressemer et d’échanger leurs semences de fermes est indispensable à l’adaptation des cultures aux changements climatiques et à l’adaptation locale. Il est de ce fait le garant du stock semencier et donc de la sécurité alimentaire.

 

La Confédération paysanne souligne qu’en ces temps de crise économique et de graves difficultés à faire face à la concurrence agricole, prélever une taxe supplémentaire sur le produit du travail des agriculteurs est de nature à les affaiblir durablement. A quelques mois de la baisse programmée des aides européennes à l’agriculture, imposer cette nouvelle charge aux paysans, c’est ignorer la réalité de leurs difficultés économiques et c’est porter atteinte à leur droit à un revenu décent.

 

Quelle légitimité a l’industrie semencière,qui n’a jamais rien payé pour utiliser toutes les semences qu’elle a prises dans les champs des paysans afin de sélectionner les siennes, pour aujourd’hui exiger des royalties aux agriculteurs qui les réutilisent ?

 

Le métier difficile d’agriculteur repose sur un ressort essentiel : la liberté de choisir et d’agir. Cette liberté et les droits qui l’accompagnent ont été conquis au fil des siècles par des jacquerieset de nombreuses luttes paysannes.Ce projet de loi remet en cause des siècles d’émancipation paysanne construite sur la contestation du servage. Il balaye de la main cet héritage pour instaurer une nouvelle féodalité dans laquelle l'industrie des semences prélève des taxes sur le produit du travail du paysan.

 

L’Assemblée Nationale doit corriger une proposition de loi injuste socialement et néfaste économiquement. La Confédération paysanne s’oppose à cette mise sous dépendance, à ce grand bond en arrière et en appelle au sens civique des citoyens et des députés pour défendre une agriculture française pratiquée par des paysans libres et indépendants.

 

Contacts

Philippe Collin, Porte-parole : 06 76 41 07 18

Guy Kastler, Responsable de la commission « semences » : 06 03 94 57 21

 

 


 

 

 

 

Le 15/08/2011 à 05:00 - Mis à jour le 15/08/2011 à 05:00

Demain, l’alimentation sera plus saine et retrouvera du goût

Demain, l’alimentation sera plus saine mais retrouvera du goût

A la maison comme au restaurant, on ne se gavera plus de matières grasses ou d’additifs suspects. Et, heureusement, les

industriels du secteur travaillent aussi à sublimer les arômes et les saveurs dans nos assiettes.


Additifs chimiques, sucres cachés, mauvaises graisses et emballages polluants vont peu à peu disparaître de nos tables. Les géants de l’agroalimentaire n’ont pas le choix, entre les normes sanitaires et environnementales toujours plus sévères et les exigences des clients. «Les industriels explorent deux pistes : les modes de cuisson préservant les saveurs et les ingrédients naturels riches en nutriments», explique Bruno Goussault, directeur du Centre de recherche et d’études pour l’alimentation. Du sain, mais du bon !

Light : Les chips perdront leurs matières grasses
Cocorico ! Ce chantier occupe plusieurs équipes américaines depuis des années, mais nos chercheurs tricolores ont une longueur d’avance : en partenariat avec deux équipementiers, Auriol et Femag Industries, le Cirad, un centre de recherche agronomi­que, a créé un nouveau process industriel de friture (l’huile est libérée après cuisson) qui permet d’obtenir des chips vraiment light, attendues en rayon en 2014.

Fruits : Des variétés exotiques se banaliseront
Acérola, açaï, guarana : pour la plupart originaires du Brésil et bourrées d’anti­oxydants et de vitamines B ou C, ces baies, rebaptisées «super fruits», vont débarquer en force dans les boissons, les biscuits et les desserts lactés. Danone teste actuellement ses premiers yaourts à l’açaï sous sa marque bio américaine, Stonyfiled. Le groupe a aussi créé une boisson aux cerises acérolas, avec 200 mg de vitamine C par canette, l’équivalent de six oranges. Nom de code : Chiquita. Marchés tests : Luxembourg et Belgique.

Protéines : Les insectes remplaceront le steak
«Vous reprendrez bien un peu de sauterelles ?» D’ici cinq ans, cette question pourrait bien ponctuer vos dîners entre amis. Les Asiatiques connaissent depuis toujours les qualités nutritives des insectes (protéines, lipides, sels minéraux). Face au coût écologique de l’élevage intensif de bovins, de nombreux labos, notamment en Thaïlande, planchent sur des techniques de reproduction à grande échelle de gril­lons, ­sauterelles et charançons. Et une start-up hollandaise, Bugs Organic Food, teste des barres de muesli aux larves de coléoptères et des nuggets aux vers. Si cela ne prend pas chez nous, il y aura là de quoi nourrir les poissons d’élevage ou les volailles.

Emballage : Le plastique d’origine végétale ne polluera pas
Diminuer la dépendance au pétrole, réduire l’impact sur l’environnement tout en améliorant la conservation des aliments : une vingtaine d’industriels de l’emballage et de l’agroalimentaire, réunis depuis 2007 dans l’Association Chimie du végétal, phosphorent sur des plastiques «biosourcés» (amidon, pomme de terre, canne à sucre). Chez Roquette, une multinationale familiale du nord de la France, une quarantaine de chercheurs (dotés d’un budget de «plusieurs dizaines de millions d’euros», selon Pascal Moritz, pilote du projet) a mis au point une résine à base de blé. Elle serait très performante dans les films étirables et sa fabrication affiche un bilan carbone nul, contre 2 kg de CO2 émis pour obtenir 1 kg de plastique.

Arômes : Ils seront mieux préservés par de nouvelles techniques culinaires
Retenez bien ce nom : la cryoconcentration. «Elle permet de capturer les arômes par le froid», explique Bruno Goussault, patron du Centre de recherche et d’études pour l’alimentation. Lait ou jus de fruits sont transformés en sorbet puis «essorés» pour recueillir un concentré au goût décuplé. Les méthodes de cuisson des plats cuisinés, aussi, vont évoluer. «A très basse température et longtemps, précise Bruno Goussault. Cela donne des viandes ultrajuteuses, la sauce devient presque inutile.» Fleury Michon et son chef attitré, Joël Robuchon, travaillent d’arrache-pied à une nouvelle ligne de plats préparés selon ces techniques très innovantes.

Régime : Des yaourts pour seniors limiteront les kilos superflus
Un budget de 1,5 million d’euros sur trois ans et des accords avec quatre labos du pôle de compétitivité Vitagora : Senoble a mis le paquet pour son premier yaourt aux antioxydants, efficace contre la prise de poids des seniors (leur métabolisme ralenti a tendance à stocker les graisses). «Les études sur les souris sont très prometteuses, assure Patrick Falconnier, directeur de l’innovation & qualité du numéro 3 français des produits laitiers. On attaque les études cliniques sur 150 personnes fin 2011 pour une commercialisation mi-2013.»

Cœur : L’extrait de tomate aidera à prévenir les maladies cardio-vasculaires
Après huit ans de recherche, une start-up écossaise spécialisée dans la nourriture médicale, Provexis, a mis au point un additif, le Fruitflow, à base d’extraits de tomates. Les essais cliniques ont prouvé qu’il avait un effet direct sur la régulation du flux sanguin, donc sur la prévention des accidents cardio-vasculaires. Son aspect sirupeux et rouge foncé le rend impropre à une utilisation dans les produits laitiers. En ­revanche, elle intéresse au plus haut point les fabricants de boissons. Coca-Cola, par exemple, a passé un accord exclusif avec cette équipe de chercheurs pour peaufiner le premier soft drink «bon pour le cœur». Mais rien ne sera en rayon avant trois ans minimum.

Graisse : Les microalgues remplaceront les œufs
Des sablés au goût intact, mais deux fois moins gras que les «pur beurre» classiques. Ou bien des glaces au chocolat toujours à se damner, mais affichant 38% de calories en moins… «Grâce à nos farines de microalgues, bourrées de protéines et d’oméga 3, les industriels vont pouvoir réduire l’utilisation des œufs et des matières grasses sans perdre en saveur et en offrant un meilleur apport nutritionnel !», affirme Anne Cortier, directrice du programme de nutrition-santé chez le très secret Roquette. Ces microalgues sont si prometteuses que le leader mondial de l’amidon n’a pas hésité à s’associer avec une start-up californienne en biotechnologies, Solazyme, pour les commercialiser. Les tests sur les muffins seraient, paraît-il, «bluffants». Les premiers gâteaux gourmands mais light devraient débouler fin 2012 aux Etats-Unis et d’ici trois ans en Europe.

Goûts : Des pommes seront parfumées pour prendre un arôme de raisin
Mise au point par un des plus gros arboriculteurs américains, C & O Nursery, la Grapple pourrait bientôt arriver sur nos étals. Pomme au goût de raisin, d’où son nom (raccourci entre «grape» et «apple»), elle n’est pas née d’une perfusion d’OGM ni d’un tour de passe-passe génétique. Conçue pour inciter les enfants à manger plus de fruits, il s’agit simplement d’une fuji trempée après récolte dans un bain de jus de raisin qui lui en donne l’arôme.

Nathalie Villard

Dimanche 9 octobre 2011
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L'humanité se développe (développement humain = santé + éducation, information + culture + mobilité + habitat, etc.). Les impacts environnementaux augmentent corrélativement (pollution de l'air, de l'eau, des sols, érosion de la biodiversité). Telle est la situation actuelle.Deux approches se présentent alors dans une perspective de durabilité.
1 - Soit nous décidons d'inverser le développement matériel humain ("confort", "niveau de vie") par la recherche d’un bonheur découplé du développement matériel humain. C'est la stratégie des partisans de la décroissance économique.
2 - Soit nous décidons de poursuivre le développement matériel humain afin que tous les habitants de la planète puissent accéder au confort matériel, ce qui suppose alors, dans une perspective de durabilité, un découplage entre développement humain et impacts environnementaux. C'est la voie du Développement Durable

Optimiser le développement humain (éducation-information, santé, mobilité, logement, loisirs…) et réduire les impacts environnementaux sont les deux objectifs fondamentaux du développement durable, et ce n'est possible que par le découplage. Le Programme des Nations Unies Pour l'Environnement (PNUE) a mis en place un panel d'experts à ce sujet: //www.unep.org/resourcepanel/

 

Réduire l'utilisation des ressources abondantes (découplage PIB / Ressources) n'est pas un objectif en soi mais seulement un moyen. La ressource énergie * n'est pas limitante sur terre (la puissance solaire interceptée par la terre est de l'ordre de 10 000 supérieure à la puissance énergétique nécessaire à l'humanité).  Par contre, certains matériaux (certains métaux) sont relativement rares, et une utilisation rationnelle de ce type de ressource s'impose.
Chercher à réduire le couplage PIB/Ressouce n'a de sens que pour les utilisations de ressources qui sont impactantes sur le plan environnemental, ainsi que pour les ressources rares (économie de la rareté).

 

Réduire le couplage Développement humain / PIB n’est pas un objectif en soi mais seulement un moyen.  Le découplage développement matériel humain / activité économique   consiste en une démonétarisation de l'économie (économie de troc) et cela ne change rien au problème de fond concercant les ressources et les impacts environnementaux. L'activité économique (traduite par le PIB) est directement liée au développement (bien et services) humain.  

 

Le découplage spirituel (découplage esprit/matière, découplage esprit/développement matériel humain, dématérialisation de l’existence humaine) ne peut pas être présenté comme un objectif en soi, mais seulement comme un moyen, qui plus est optionnel, facultatif car dans le cas contraire on entre dans une dynamique conflictuelle vis à vis de l'aspiration de chacun à la liberté: chacun est libre de choisir, ou pas, un mode vie dématérialisé. L'homme a une dimension spirituelle, mais également une dimension matérielle, l'homme est présent physiquement sur terre, et pas seulement spirituellement. On ne peut pas obliger l’humanité (et a fortiori les populations pauvres de Somalie, de Birmanie et autres Haïti) à vivre comme les moines bouddhistes tibétains.  Bertrand Piccard, Solar Impulse: "(...) Si le développement durable ne suscite le plus souvent auprès du public qu'un intérêt un peu craintif, c'est qu'il est encore le plus souvent associé à un sacrifice financier et à une restriction de confort ou de mobilité. C'est cette tendance qu'il faudrait inverser, car personne n'est prêt, même au risque de détruire la planète, à régresser dans son niveau de vie (...)" (//www.decouplage.org/article-33203407.html) Dans le cadre de l'éthique crétienne ou musulmanne, l'homme a le droit de transformer/"dominer" le monde, de tranformer la Terre-Jungle en une Terre-Jardin. L'homme a alors la responsabilité morale de gèrer avec intelligence le capital-Terre. 

 

S’il devient possible aux hommes de voyager par la stratosphère dans des avions hypersoniques à hydrogène permettant de faire Paris-Tokyo en 2H30 heures (voir ici), ou s'il  devient possible de voyager vers la lune ou vers mars dans une navette qui a été construite sans impacter l’environnement terrestre, chacun doit rester libre de pouvoir réaliser ou non ce voyage. Il s'agit aussi d'une aventure spirituelle.

Sur une planète dont la surface est finie, la première priorité est vraissemblablement de stabiliser la population mondiale. Hans Rosling souligne le lien très fort entre croissance du PIB et décroissance du taux de fécondité. L'éradication de la pauvreté ( = la stimulation de la croissance économique) dans les pays où le taux de fécondité est supérieur à 2 semble prioritaire. Cela peut sembler paradoxal, mais c'est un stimulant la croissance économique dans ces pays que l'on parviendra à stabiliser la population mondiale. Sans contraintes. 
- Olivier
 

 

* Jusqu'à fin 2009, l'approche retenue par la majorité des experts en questions environnementales consistait à tenter de faire croire que l'humanité était confrontée à un problème de ressource en énergie. Pourquoi une telle approche ? Car limiter l'énergie, c'est limiter la puissance transformante de l'homme, et ainsi des impacts environnementaux. Etant donné que 80% de l'énergie mondiale est d'origine fossile (charbon, pétrole gaz), on a alors assisté à une focalisation  sur le CO2, en le présentant comme un monstre climatique (stratégie de la peur, obsession carbo-centrique). La focalisation sur le CO2 a été particulièrement extrême en France, car mettre en avant le CO2, au détriment des autres critères environnementaux, fait le jeu du lobby nucléaire.

 

Mais cette approche CO2-centrique s'est effondrée de manière spectaculaire lors du sommet de Copenhague en décembre 2009, face aux pays du G77 qui ont scandé haut et fort que "le droit au développement est inaliénable". Ayant conscience de l'impasse l'approche CO2-centrique, un rapport sur les énergies renouvelables a été publié par le GIEC en mai 2011: le SRREN. Conclusion principale de ce rapport qui marque un véritable virage stratégique de la part des experts environnementaux de l'ONU: l'homme n'est pas confronté à une limite énergique, les énergies renouvelables ont très largement le potentiel de répondre aux besoins de l'humanité, passer à 80% d'énergie renouvelable d'ici 2050 coûtera moins d'1% du PIB mondial.

 

Le PNUE a lancé parallèlement le Panel Ressource, visant a synthétiser les connaissances au niveau le métabolisme énergétique et matériel des activités humaines, et des conséquences de ces flux énergétiques et matériels en termes d'impacts environnementaux et donc de durabilité. Il est très positif que le PNUE ait lancé ce Panel Ressource, car il est fondamental que chacun prenne conscience:

- du caractère limité de certaines ressources (notamment la surface cultivable, ainsi que certains métaux),

- de la nocivité pour l'épanouissement humain des pollutions de l'eau, de l'air, des sols et de l'érosion de la biodiversité.

- que le découplage est la seule voie alternative à la régression économique

Le débat environnemental a été jusqu'à présent phagocyté par la question du CO2. Il est très positif d'être passé à une approche bien plus large de la problématique environnementale.

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Mardi 30 août 2011

ane La crise des ânes

comment raconter la crise

à ceux qui ne connaissent

rien aux lois du marché

par Âneonyme

 

 

 

 

 

Un homme portant cravate se présenta un jour dans un village. Monté sur une caisse, il cria à qui voulait l’entendre qu’il achèterait cash 100 euros l’unité tous les ânes qu’on lui proposerait. Les paysans le trouvaient bien un peu étrange mais son prix était très intéressant et ceux qui topaient avec lui repartaient le portefeuille rebondi, la mine réjouie.

 

Il revint le lendemain et offrit cette fois 150 euros par tête, et là encore une grande partie des habitants lui vendit les bêtes. Les jours suivants, il offrit 300 euros et ceux qui ne l’avaient pas encore fait vendirent les derniers ânes existants. Constatant qu’il n’en restait plus un seul, il fit savoir qu’il reviendrait les acheter 500 euros dans huit jours et il quitta le village.

 

Le lendemain, il confia à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre les bêtes 400 euros l’unité.

 

Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 euros dès la semaine suivante, tous les villageois rachetèrent leur âne quatre fois le prix qu’ils l’avaient vendu et pour ce faire, tous empruntèrent.

 

Comme il fallait s’y attendre, les deux hommes d’affaire s’en allèrent prendre des vacances méritées dans un paradis fiscal et tous les villageois se retrouvèrent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.

 

Les malheureux tentèrent vainement de les revendre pour rembourser leur emprunt. Le cours de l’âne s’effondra. Les animaux furent saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. Celui-ci pourtant s’en alla pleurer auprès du maire en expliquant que s’il ne rentrait pas dans ses fonds, il serait ruiné lui aussi et devrait exiger le remboursement immédiat de tous les prêts accordés à la commune.

 

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donna au banquier, ami intime et premier adjoint, soit dit en passant. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne traça pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvèrent proches du surendettement.

 

Voyant sa note en passe d’être dégradée et prise à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondirent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles avaient connu les mêmes infortunes.

 

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décidèrent de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale... On repoussa l’âge de départ à la retraite, on supprima des postes d’employés communaux, on baissa les salaires et parallèlement on augmenta les impôts. C’était, disait-on, inévitable mais on promit de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

 

Cette bien triste histoire prend tout son sel, quand on sait que le banquier et les deux escrocs sont frères et vivent ensemble sur une île des Bermudes, achetée à la sueur de leur front. On les appelle les frères Marchés.

 

Très généreusement, ils ont promis de subventionner la campagne électorale de leurs maires sortants.

 

Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois.

 

Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ? Que ferez-vous ?

 

Âneonyme

 

 


La révolte des abeilles contre les frelons.

 

 

Dans le monde des insectes, les abeilles travaillent et produisent du miel, tandis que les frelons, grands prédateurs, leur sucent le miel et les détruisent.

 

En économie, depuis la nuit des temps, les hommes n'ont trouvé que deux façons d'acquérir des ressources : prendre, comme le fait le frelon, ou créer, comme le fait l'abeille. En économie, les abeilles sont celles qui produisent de la richesse et de la valeur ajoutée : agriculteurs, monde de l'industrie et des services à la production, finance dédiée à l'investissement productif. Les frelons, en revanche, sont des prédateurs. Les plus connus, ce sont les rentiers qui exploitent et spéculent sur les richesses naturelles ou qui bénéficient de monopoles par les importations, la construction, etc.

Dans les pays arabes et africains, ces prédateurs sont encore très nombreux. Mais s'ajoutent, en Occident, des prédateurs nouveaux, très virulents, qui opèrent soit dans la manipulation de l'information, soit à travers la dérégulation financière.

Au Sud, comme au Nord, les frelons prédateurs tirent leurs revenus exorbitants non pas de la production-création-innovation, mais de leur proximité avec les pouvoirs politiques, par la corruption, en prenant directement dans les caisses de l'Etat, comme de nombreux dictateurs arabes et africains.

Ainsi, la crise actuelle du groupe Murdoch en dit long sur la capture de l'Etat opérée par des groupes privés et sur le rôle décisif de l'information pour détourner les populations des enjeux réels. De même, par avidité et court-termisme, l'économie financière qui a infléchi à son avantage les règles du jeu plonge le monde occidental dans la crise, la ruine et le déclin. Dans les pays émergents prévalent les abeilles. Ce sont elles les grandes gagnantes de la mondialisation, de par leur appétit pour l'industrie, tandis que l'Occident, depuis trente ans, n'a fait qu'accumuler de la richesse virtuelle, qui peut partir en fumée en une nuit de panique boursière.

Deux exemples : pour 1 % de "banques abeilles" qui financent encore l'activité de production de richesses existent 99 % de "banques frelons" qui capturent les politiques pour déréguler la finance et nous vendre des produits dérivés inutiles - des milliards de produits toxiques - et de la spéculation instantanée. Autre exemple, "l'esprit frelon" envahit même nos grandes écoles, puisque plus de la moitié des élèves de Polytechnique se destinent aux métiers de la finance.

Partout dans le monde, les abeilles travailleuses se révoltent contre les frelons prédateurs qui les exploitent. Un lien très fort de parenté unit les "printemps arabes", les "indignés" de Madrid, les révoltés d'Athènes, les insurgés de Tel-Aviv, et même les casseurs de Londres. Tous veulent vivre de leur travail et retrouver leur dignité. Partout dans le monde, les abeilles, agriculteurs, artisans, taxis, jeunes diplômés, artistes, chefs d'entreprise, ouvriers, clercs, etc. osent affronter dans la rue le monde des frelons prédateurs : les dictateurs, le monde de la finance, les rentiers en tout genre, les privilégiés, les oisifs, tous ceux qui vivent assis devant leur "péage" ("gate keeper business") à attendre que les ressources des abonnés à tous les services possibles leur envoient le prix de leur abonnement où de l'accès au service.

En finir avec les dictateurs des pays arabes, en finir avec les politiciens grecs corrompus, en finir avec les spéculateurs immobiliers espagnols, en finir avec le gouvernement israélien, qui privilégie inutilement la guerre, en finir avec les prédateurs qui se réfugient à Wall Street et dans la City ; partout, et dans tous les pays, c'est la même lutte : contre la dictature politique, au Sud, et contre la dictature financière, au Nord.

Ce que la crise en Occident met à nu, c'est un système dévié, bâti sur le virtuel, loin des grandes innovations. Emerge un désir de nouveau modèle économique et social, avec plus de production de biens, d'ingénieurs, d'industrie, d'agriculture et de vision à long terme, plus de travail pour les jeunes et les moins jeunes. Il est encore temps pour la France et l'Europe de redresser le cap.

Il serait injuste de demander aux abeilles de travailler plus pour réparer des dégâts occasionnés par les frelons du système financier qui ont réussi à imposer le maintien du système (produits dérégulés, agences financières impériales, dettes souveraines à leur merci...) aux politiques, qui plient devant ces nouveaux monstres qu'il faut sans cesse "rassurer". Mais qui s'occupe de rassurer les chômeurs, les ouvriers, les industriels ? Une solution : traquer tous les faux métiers que les frelons ont investis, toutes les niches proches des pouvoirs politiques où ils prospèrent, et taxer tous ces acteurs improductifs. Mais aussi regrouper toutes les abeilles et rejoindre leur révolte contre les frelons.

Article paru dans l'édition du  Monde du 18.08.11
 


15/08/2011
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